« De par la violence des chocs et les gros gabarits des joueurs, les blessures sont inévitables. Mais avec un travail commun des entraîneurs et des médecins, on peut les éviter et les soigner le mieux possible », explique le docteur Hubert Vidalin, médecin au centre de formation de Clermont-Ferrand. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, les blessures au rugby ne sont pas plus nombreuses que dans les autres sports collectifs. Mais ce qui les distingue du football par exemple, c’est qu’elles se répartissent de façon homogène sur tout le corps. « Pour la localisation des blessures, c’est la règle des 30 % qui prévaut. 30 % des blessés le sont aux bras, 30 % le sont aux jambes, et 30 % souffrent du thorax et de l’abdomen », précise le docteur Philippe Turblin, en charge de l’équipe de France des moins de 20 ans. Un recensement rendu possible par le « passeport médical », mis en place récemment, qui impose aux joueurs professionnels de signaler systématiquement la nature de leurs blessures à la fédération. « Le suivi médical des joueurs et la prévention sont de première importance. C’est grâce à cela que depuis dix ans nous avons baissé d’un tiers le nombre de blessures dans le rugby pro », souligne Christian Bagate, président de la commission médicale de la FFR. Des progrès médicaux qui devraient également profiter aux 350 000 licenciés amateurs de l’Hexagone.

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